GENEVE, 1er octobre (Xinhua) -- Le Haut-Commissariat aux droits de l'homme de l'ONU (HCDH) a publié vendredi un rapport sur les violations des droits de l'homme et du droit international humanitaire, commises au cours de 1993 à 2003 par les acteurs étatiques et non étatiques en République démocratique du Congo ( RDC).
La Haut-Commissaire aux droits de l'homme Navi Pillay a déclaré qu'aucun rapport ne peut vraiment décrire les horreurs vécues par la population civile en RDC (anciennement Zaïre), où presque chaque individu a une expérience de souffrance et de perte à relater.
Le rapport de 550 pages liste 617 crimes les plus graves violant les droits de l'homme et le droit international humanitaire. C'est en 2005, deux ans après l'accord de paix national, trois grands charniers ont été découverts dans l'est de la RDC, que plusieurs organes de l'ONU se sont donc accordés pour lancer en 2006 l'exercice de "cartographie" de ces crimes.
L'enquête avait été menée par le bureau du HCDH et avait pour objectif de mettre un terme au cycle d'impunité en RDC. 33 équipes d'experts ont parcouru tout le pays pour interroger plus de 1.280 témoins et examiner plus de 1.500 documents afin de corroborer les informations.
Le rapport indique que de nombreuses attaques ont été dirigées à l'encontre des populations civiles qui ne participaient pas aux hostilités, constituées principalement de femmes et d'enfants.
Le rapport précise qu'au moins 21 groupes armés étaient impliqués dans ces crimes ainsi que les armées nationales de huit pays.
Selon Mme Pillay, le rapport fait référence à la présence de forces étrangères en RDC et fait le point sur la responsabilité de ces forces dans les violations des droits de l'homme en RDC.
"Cela suggère que d'autres pays ont un rôle à jouer dans la mise en oeuvre d'un processus de justice transitionnelle en RDC", a-t-elle dit.
Selon le rapport, la violence en RDC était accompagnée par une apparente utilisation systématique du viol et des agressions sexuelles par toutes les forces combattantes.
Les experts estiment que 30.000 enfants ont été recrutés ou utilisés par des forces ou des groupes armés pendant le conflit. Ils ont fait l'objet "de violences indescriptibles" comme le viol, la torture, les traitements dégradants et inhumains, la privation de leurs droits, le travail forcé et le meurtre.
La décennie en question dans ce rapport a été marquée par une série de crises politiques majeures, de guerres et de nombreux conflits ethniques et régionaux qui ont provoqué la mort de centaines de milliers, voire de millions, de personnes, dans ce pays.
En 1997, le régime de Joseph-Désiré Mobutu qui a été renversé par Laurent-Désiré Kabila. De violents conflits armés ont ensuite eu lieu entre la RDC et d'autres pays africains, entre les troupes gouvernementales et différents groupes armés.
En 2001, Laurent-Désiré Kabila a été assassiné et son fils Joseph lui a succédé. Jusqu'en 2003, grâce à un accord de paix signé à Sun City, en Afrique du Sud, Joseph Kabila a prêté serment sur la Constitution comme président assisté de quatre vice- présidents pour une période de transition.
Mme Pillay a souligné la nécessité pour la RDC d'engager une réforme du système judiciaire pour pouvoir juger les crimes perpétrés entre 1993 et 2003.
Pour les auteurs du rapport, l'une des principales solutions consisteraient en l'implantation de juridictions mixtes, qui impliqueraient des "tribunaux hybrides" avec du personnel national et international.
L'établissement d'une Commission vérité et réconciliation ainsi que la mise en oeuvre d'un programme de réparations pour les victimes et les réformes du système judiciaire et des forces de sécurités congolaises constituent les autres politiques recommandées par le rapport.
A propos de la polémique qui a entouré la publication du rapport, Navi Pillay a estimé que cela avait entraîné une " focalisation intense sur un aspect" du rapport. Le fait que les forces armées rwandaises auraient perpétrées des actes pouvant constituer des crimes de génocide "ne pourra être réglé que par un tribunal compétent", a-t-elle souligné.
La Haute commissaire a précisé que le rapport n'était pas "une enquête judicaire" et qu'il n'établit pas "de responsable pénal individuel".
"Plusieurs Etats ont soulevé des problèmes qui sont de sérieuses inquiétudes pour eux, et l'ONU va maintenir un dialogue afin de les résoudre mutuellement. Il est très important de clairement établir les faits pertinents et de garantir qu'à travers les efforts conjoints, les situations décrites dans le rapport ne surviennent plus jamais", a affirme la chef du HCDH.
Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, avait effectué le 8 septembre dernier une visite éclair au Rwanda, pour notamment évoquer le contenu du rapport avec le Président rwandais, Paul Kagamé, qui avait exprimé des préoccupations au sujet du document.
Il razzismo ed il colonialismo non permettono neppure di immaginare l'Africa come un partner commerciale o un socio in affari: solo un terreno di sfruttamento e gli indigeni un fastidio...Le donne, già non considerate umani nel progredito mondo globale, possono essere stuprate in massa o essere vittime di un genocidio senza neppure attirare l'attenzione. W Bachelet!
dimanche 3 octobre 2010
Un rapport de l'ONU met en évidence les atrocités de 1993 à 2003 en RDC (PAPIER GENERAL)
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